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Le Télégramme - 9.7.2002
La « coloc » a le vent en poupe
Est-ce l'effet Loft Story ou Friends ? La colocation est en tout
cas une formule qui marche. De plus en plus d'étudiants la choisissent.
Pas seulement pour des raisons d'économie. Mais attention, la vie à plusieurs sous
le même toit exige quelques règles.
Dans la série Friends, six jeunes New-Yorkais goûtent aux joies de la colocation.
De plus en plus d'étudiants bretons leur emboîtent le pas.
Les parents n'étaient en général pas trop d'accord et les propriétaires étaient jusqu'à pas
très longtemps assez réticents. Mais les mentalités évoluent. La colocation se développe.
«C'est de plus en plus fréquent», constate-on dans une agence immobilière brestoise. « Une
évolution exponentielle depuis deux ans », indique Frédéric de Bourguet, fondateur
de Colocation.fr,
premier site internet français de colocation.
C'est financièrement, il est vrai, plutôt avantageux. Partager à deux ou trois un loyer permet de
réaliser de sérieuses économies. C'est aussi un art de vivre, dédié à l'amitié.
Fixer des règles
Mais la vie en communauté a ses exigences et ses risques.
Mieux vaut les avoir bien identifiés avant de se lancer dans la « coloc ». Première
condition d'une colocation réussie : choisir un colocataire dont le mode de vie est compatible avec le
vôtre. Si vous ne supportez pas la fumée de cigarette et que votre colocataire est un fumeur invétéré,
cela risque de poser quelques petits problèmes. Même chose si vous êtes un acharné de travail et que
votre colocataire est un fêtard. D'un point de vue très pratique, il est recommandé de fixer quelques
règles d'emblée. Cela va de la répartition des tâches ménagères à l'utilisation du téléphone, en
passant par les courses, l'utilisation des parties communes, le partage du frigo...
Cela va de soi, mais il est utile de le rappeler : la répartition du loyer doit faire l'objet
d'un accord en bonne et due forme. Le plus simple est de diviser le loyer par le nombre de colocataires.
Si les chambres ont des tailles inégales, il peut être envisagé de moduler les parts de chacun.
Clause de solidarité
Il faut le savoir, le bail doit être signé par l'ensemble des colocataires.
Une clause de solidarité est par ailleurs vivement recommandée pour éviter que si un
colocataire quitte l'appartement celui qui reste se retrouve seul à payer.
Concernant l'assurance, l'idéal est que tous les colocataires souscrivent auprès de la même
compagnie pour éviter d'éventuels conflits de responsabilité entre les assureurs.
Ces questions réglées, la colocation, contrairement à l'image qu'elle peut encore avoir, se
passe en général très bien. Pour Frédéric de Bourguet,
« dans 95 % des cas il n'y a pas de problème.
Les tensions sont beaucoup moins fortes que dans une vie de couple ou en famille ». Un constat qui
s'expliquerait par l'absence d'enjeux affectifs.
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