 |
|
|
|
|
 |
|
|
|
|
Lyon Capitale
- 2.10.2001
Les aventuriers de la Koh
Loft-ation
Habiter à plein, c'est bien mais faut voir à combien...
Perdus sur l’île déserte du campus, projetés dans un environnement
hostile (profs, partiels, administration), les étudiants
luttent avec des moyens de fortune (bourse, petits jobs,
etc.). La seule issue reste, alors, la vie en colocation.
Friands de Friends, les étudiants
sont assez réceptifs à un mode de vie qui allie solidarité
(avec l’apprentissage quotidien de la tolérance), avantages
financiers (le partage des factures et du loyer) et moments
de franche rigolade. Malgré cela, très peu d’entre eux franchissent
le pas. Seulement 4,8 % des étudiants vivent à plusieurs,
contre 18,9 % en appart et seul, 11 % en résidence étudiante,
et 44 % au domicile familial (enquête 2000 de L’Observatoire
de la vie étudiante). C’est que la colocation demeure un
pari risqué. Tout d’abord, il faut bien choisir son coloc’
pour éviter de se taper dessus au bout de quinze jours.
Bien choisir signifie prendre quelqu’un avec qui on a des
affinités et qui a un rythme de vie proche du sien. Ce qui
compte, c’est “d’avoir une bonne organisation au départ,
nous confie Matthieu, 22 ans, en colocation pendant un an
avec une copine. On avait établi une sorte de charte tacite.
Par exemple, on devait prévenir l’autre un soir à l’avance
si on invitait du monde, ou laisser la partie commune propre,
en réservant le bordel à nos chambres.” Mais, avant même
d’en arriver là, les embûches sont nombreuses. En effet,
les propriétaires ne sont pas toujours très chauds pour
accueillir plusieurs personnes dans un même appart’. Il
est ainsi très difficile de louer un appartement pour plus
de deux personnes, même pour les F4 ou F5. Et encore, certains
proprios rajoutent des conditions plus que nauséabondes
(certains d’entre eux précisent qu’ils ne souhaitent pas
d’étrangers). Ainsi, la réalité de la colocation se rapproche
d’une vie à deux personnes, plutôt que du grand groupe de
potes de votre série télé favorite.
Ouèche le ouèbe !
www.colocation.fr
www.kel-koloc.com
Sans toit, ni loi
Lors de la rédaction du bail,
si vous êtes en colocation, exigez (si elle n’est pas déjà
préalablement inscrite) une clause de solidarité. Cette
dernière rend responsables tous les colocataires, et si
l’un d’entre eux venait à quitter le logement, les autres
colocataires ou le propriétaire peuvent se retourner contre
lui pour qu’il continue à payer sa part. De même, prévoyez
si possible autant de garants qu’il y a de colocataires,
pour éviter à un seul garant de se porter caution pour l’ensemble
des colocataires. Enfin, et c’est valable pour tous les
cas de location, établissez par écrit un état des lieux
le plus précis possible. Pour des conseils juridiques ou
concernant les aides sociales au logement, contactez l’Adil
(Agence départementale d’information pour le logement).
Témoignages
Jamais sans ma coloc’
Claire, qui entre à l’IUFM, et
Coline, étudiante en maîtrise de Communication des organisations,
ont vécu pendant trois ans dans le même appartement.
“Cette année, nous habiterons séparément, mais nous gardons
un très bon souvenir de cette entrée commune dans la vie
universitaire. Débarquées de la campagne, nous nous sommes
appuyées l’une sur l’autre pour tous nos problèmes. La première
année, nous passions beaucoup de temps ensemble, puis au
gré des différences d’emploi du temps, nous nous sommes
un peu éloignées. Un des facteurs de notre réussite a certainement
été l’absence d’a priori et l’ouverture d’esprit de chacune
quant aux amis et occupations de l’autre. Nous nous présentions
nos connaissances mutuelles et fonctionnions vraiment à
la confiance, sans s’organiser. Cette année, nous débutons
chacune une nouvelle colocation, avec l’espoir que cela
fonctionnera aussi bien…”
Règlement de comptes à OK Coloc’
Seb, 22 ans, étudiant en Lettres
modernes, a cohabité avec trois autres étudiants.
“J’ai eu envie de tenter l’expérience après trois ans en
résidence étudiante. Je connaissais deux de mes colocataires,
le dernier étant le fils des propriétaires. Malheureusement,
je ne me suis pas entendu avec celui-ci. Nous avions des
centres d’intérêts différents et des rythmes de vie assez
décalés. Il y a également eu quelques problèmes de rangement
des parties communes et de vaisselle, aucun d’entre nous
n’ayant la fibre ménagère ! Quand je suis parti, après un
an de quasi-absence de relation, j’ai galéré pour récupérer
ma caution et je le soupçonne d’en être responsable. Cette
année, j’ai décidé de retenter la colocation, mais avec
une personne que je connais bien : ma copine !”
|
|
|
|
 |
|
©
Infologement.org 2000-2012 - 101, avenue des Champs Elysées - 75008 Paris - S.A.R.L au
capital de 40000 euros - RCS Paris B437 734 676
|
|