Textes rédigés par Maître Catherine Beurton,
Avocat au Barreau de Paris et spécialiste du droit immobilier
La révision annuelle du loyer
Pour que le loyer soit révisé annuellement en fonction de l’évolution de l’indice national du coût de la construction publié par l’Institut
National de la Statistique et des Etudes Economiques (INSEE), il faut que le contrat de location prévoie les règles de révision du loyer.
Depuis le 1er janvier 1995, la valeur à indiquer est la moyenne
des valeurs des quatre derniers trimestre, habituellement la dernière
valeur publiée (par exemple au 15 janvier 2003 cette moyenne était de 1158,00).
Le prix du bail
Depuis le 31 juillet 1997, le prix du loyer
des locaux vacants est librement consenti entre bailleur et locataire.
Cependant, l’article 18 de la loi du 6 juillet 1989 prévoit que
lorsqu’une situation anormale du marché locatif se révèle localement,
un décret peut bloquer l’évolution des loyers des logements vacants
ou des contrats renouvelés.
C’est notamment le cas des logements se trouvant à Paris et dans
l’agglomération Parisienne. Le propriétaire peut prévoir une clause d’indexation du loyer dans
le contrat, clause qui n’est qu’une faculté et non pas une obligation.
Lors de la reconduction du bail au terme des trois ou six ans prévus
initialement, le contrat de location peut être reconduit, le locataire étant alors tenu de payer le prix du loyer révisé en fonction de
la clause d’indexation.
En cas de renouvellement ou reconduction du bail, le propriétaire
ne pourra réévaluer le montant du loyer que s’il prouve que le loyer
antérieur est "manifestement sous évalué" (article 17-c de la loi
du 6 juillet 1989).
Si tel est le cas, le bailleur doit suivre une procédure relativement
complexe de production de références locatives.
En cas de conflit entre propriétaire et locataire sur le prix
du loyer renouvelé, le litige sera tranché par le Tribunal d’Instance
du lieu de situation de l’immeuble loué, après avis de la Commission
de Conciliation locale.

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